Parcours et témoignages
Depuis le 1er janvier, le SOP, qui a fusionné avec le Snaséa pour devenir le Syneas, est rentré dans l'Accord. Quels sont les attentes et les objectifs de cette nouvelle entrée, Monsieur Durnez, Directeur Général du Syneas et Monsieur Seguin, Président d'OETH nous répondent.

Né de la volonté de l’Uniopss et se présentant comme syndicat général, le SOP a été créé en 1964 en tant que syndicat d’employeurs. Cela signifie qu’il regroupe un certain nombre d’activités et de secteurs d’activité, que ce soit celui du handicap mais aussi celui de la protection de l’enfance, des centres de soins, ou des établissements pour personnes âgées. Il a été signataire de plusieurs conventions collectives, dont celle dite du 15 mars 1966, qui est majoritaire et appliquée par les deux tiers de nos adhérents. Le SOP a été seul signataire des accords collectifs de travail applicables dans les Centres d’Hébergement et de Réadaptation Sociale (CHRS) et les services d’accueil, d’orientation et d’insertion pour adultes et signataire de la Convention Collective des Foyers de Jeunes Travailleurs, avec le SNEFOS.
La fusion du SOP avec le Snaséa a créé le Syneas le 1er janvier de cette année. Ce sont les deux syndicats qui, de leur propre volonté, ont initié ce rapprochement. Il est vrai que depuis deux ans nous étions déjà unis par un partenariat dans la cadre de la rénovation de la Convention 66 et qu’à l’issue de ce partenariat, il est apparu que nous disposions tous deux d’atouts et faisions preuve de complémentarités. Et c’est dans cette dynamique que s’est créée l’opportunité de porter au mieux les intérêts des associations adhérentes. Cette complémentarité à été largement soutenue par nos adhérents qui lors des deux Assemblées Générales ont voté à quasi l’unanimité pour cette fusion.
Le Syneas représente maintenant environ 5 000 associations et établissements employant 230 000 salariés dont 80% appliquent le Convention Collective du 15 mars 1966. Nous avons eu tout au long de notre histoire beaucoup d’établissements travaillant dans le secteur du handicap : des centres d’hébergement, des ESAT mais également des associations ayant créé des entreprises adaptées.
Nos associations employeurs sont sensibles aux problématiques des travailleurs handicapés et il devrait y avoir une bonne écoute, une bonne attention de leur part. De plus nous avons toujours eu une bonne image d’OETH. Plus qu’une association gestionnaire avec ce que cela peut signifier de lourdeur administrative, nous attendons de l’association qu’elle accompagne au mieux ces nouveaux établissements dans la découverte des mesures et que prévale un réel esprit de service.
Dans un premier temps, être au cœur des négociations et pouvoir participer activement au développement des mesures mises en place par le Comité Paritaire et prendre part à la renégociation de l’Accord. Si le SOP n’avait pas ratifié cet Accord, il serait un petit peu en dehors du jeu.
Dans un second temps, OETH étant tout à fait spécifique au secteur, elle peut apporter des solutions tout à fait adaptées aux travailleurs handicapés et répondre avec expérience aux problématiques liées aux métiers de nos adhérents.
Et ,enfin, il y a une capacité d’innovations qui, je le crois, n’existe pas ailleurs.

C’est avec un grand plaisir que nous saluons l’arrivée d’une nouvelle fédération employeur qui s’inscrit dans l’évolution naturelle voulue par les fondateurs de l’Accord. Cette volonté de développement, déjà initiée par l’adhésion de la Croix-Rouge française et du Snaséa, est maintenant confirmée par l’arrivée du SOP et dans le cadre de la création d’un nouveau syndicat employeur : le Syneas. Cette nouvelle adhésion permet à l’association de conforter sa position et de lui donner plus de poids pour faire entendre sa voix. Cela nous encourage à poursuivre l’ambition d’être l’outil dédié à l’ensemble des établissements du secteur sanitaire, social et médico-social privé à but non lucratif appartenant à UNIFED.
Au-delà de la création d’un syndicat, c’est la volonté marquée des membres du SOP de rentrer avant la fusion avec le Snaséa qui doit être soulignée. C’est un événement majeur pour l’association OETH. Majeur parce que cela donne écho au message que l’association envoie aux autres fédérations employeurs appartenant à UNIFED. La venue d’un nouvel adhérent vient confirmer la pertinence des actions, des mesures et de l’accompagnement que nous proposons. Mais aussi, cela vient soutenir l’investissement du collège employeur et du collège salarié, dans le cadre du renouvellement de l’Accord, pour la définition de nouvelles mesures encore plus pertinentes pour l’ensemble de nos adhérents.
Par la venue d’un nouveau syndicat, c’est un nouveau regard qui se porte sur l’Accord et qui va assurément amplifier la dynamique souhaitée par les gestionnaires et partenaires de l’association.
Se développer et s’affirmer tout en restant fidèle à la première vocation d’OETH, celle d’être au service des établissements, voilà comment je vois les vertus de l’arrivée d’un nouvel adhérent.
Dans un premier temps, être à l’écoute des besoins des nouveaux établissements adhérents. Pendant cette période cruciale, il faut renforcer nos actions sur le terrain grâce à nos chargés de mission et travailler à la bonne compréhension des aides apportées.
Les actions de communication (plaquettes, classeur, site internet, reportages) seront primordiales, elles nous permettent d’accompagner le changement.
Parallèlement, l’ensemble des acteurs de l’association OETH sont également concernés, aussi bien les équipes de gestion que les membres du Comité Paritaire de l’Accord.
Enfin faciliter la promotion des dispositifs de l’Accord en s’adressant à toutes les composantes intervenant chez notre nouvel adhérent: responsables d’établissement, instances représentatives du personnel, médecins du travail...
La vocation d’OETH est d’être là où on a le plus besoin de nous et d’apporter aux établissements les outils nécessaires pour les aider à déployer dans les meilleures conditions leur politique d’emploi des travailleurs handicapés.
Tout cela nécessite bien sûr d’être prêt en interne à relever ce nouveau défi. C’est pour cela que l’association a validé dans le cadre de son conseil d’administration le renforcement de ses effectifs notamment en matière de gestion, parce que l’Accord représente maintenant environ 10 000 établissements et 400 000 salariés.
Mais nous nous dimensionnons également pour proposer de nouvelles actions de terrain et inscrire les nouveaux besoins qui nous seront exprimés dans le développement stratégique de l’association.
Dans ce cadre de croissance et de cohérence de nos actions, l’Accord de branche pourra encore mieux faire entendre sa voix et attirer l’attention des pouvoirs publics sur les initiatives et innovations qui existent dans notre secteur, l’intérêt de l’ensemble de nos adhérents.
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