Instances représentatives du personnel

Le handicap psychique : un nouveau champ d'intervention pour OETH
OETH organise depuis le mois d’avril des réunions d’information sur le handicap psychique à destination des établissements d'île-de-France. L’objectif est de leur proposer non seulement ces séances de sensibilisation thématiques et régionalisées mais aussi un accompagnement individualisé sous l’angle, à la fois, du maintien dans l’emploi et de l’insertion.
Selon les prévisions de l’OMS, en 2020, 33 % de la population française sera touchée, au moins une fois dans sa vie, par un trouble de santé mentale. Face à ce nouvel enjeu de société qui nous affectera tous, de près ou de loin, dans notre vie personnelle et professionnelle, OETH a décidé de lancer une expérimentation en Île-de-France en collaboration avec l'association Vivre.
Cette expérimentation se décline en trois étapes. La première prend la forme d'une séance d'information et de sensibilisation sur le handicap psychique destinée à tous les établissements volontaires d'Île-de-France. Cette sensibilisation s'adresse aux directeurs et aux représentants du personnels. Elle est assurée par des psychologues chargés de projets de l'association Vivre. Ces derniers peuvent ensuite s'entretenir avec les participants afin de faire rapidement le point sur les difficultés que rencontre leur établissement. Enfin, si les directeurs le souhaitent, OETH et son partenaire proposent un accompagnement sous la forme d'un diagnostic conseil. "L'objectif est de déterminer les potentialités en terme de maintien dans l'emploi et de recrutement de personnes atteintes de handicap psychique, de définir un plan d'action et de le mettre en oeuvre", explique Carole Testard, chargée de projets d'OETH. Cette méthode est nouvelle pour OETH mais son souhait est aujourd’hui clairement de de développer ces réunions d’information collectives de manière thématique et régionalisée, avant d’individualiser son action dans un second temps.
Le 8 avril dernier, une vingtaine d'établissements étaient représentés pour la première séance d'information. Pour plusieurs d'entre eux, gérer un handicap psychique au quotidien n'a rien de virtuel. C'est le cas de Marie-France Smith et Nicole Niang, représentantes du personnel au sein d'un établissement médico-éducatif. Aujourd'hui, elles sont venues "chercher des informations sur la définition des handicaps psychiques, la manière de les repérer. Mais aussi sur les moyens d'agir et d'aider les gens. Parce qu'on est vraiment démunies parfois." L'action d'OETH est donc véritablement nécessaire et l'attente des professionnels est forte. La preuve : ce sont plus de 200 établissements qui s'étaient inscrits aux séances d'information proposées l'année dernière.
Pour chaque établissement volontaire, les psychologues chargés de projets proposent, un accompagnement sur le handicap psychique. "Nous dressons un constat de la situation du handicap psychique dans l'établissement. Puis nous proposons un plan d'action. L'idée est de faire bouger la société dans sa façon d'intégrer les personnes souffrant de handicap psychique", précise Célye Ferret-Bosch , psychologue pour l'association Vivre. Anticiper l'intégration de ces personnes, réfléchir à compenser leur handicap, adapter le poste de travail, et réfléchir à ses pratiques et à son comportement au sein du collectif de travail, voilà les domaines dans lesquels Vivre apporte son expertise. Toujours en lien étroit avec les établissements et leur personnel car, en matière de handicap psychique, le facteur de succès repose sur l'ensemble du collectif de travail.
Maintenir ou intégrer dans l'emploi des personnes souffrant de handicap psychique voilà l'objectif d'OETH. Cette expérimentation en île-de-France doit servir à réunir le maximum de matière afin de proposer, demain, un dispositif financier à tous les établissements qui relèvent de l'accord de branche.
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